Lectures : Brené Brown – Rising Strong

En ce moment je lis petit à petit le dernier livre de Brené Brown, psychologue américaine spécialisée dans l’étude de la vulnérabilité et de la honte. Lentement car c’est un ouvrage riche et qui fait réfléchir.

Dans « Rising Strong« , Brené utilise des études tout à fait validées et sérieuses pour démontrer qu’une des clés de la résilience est de faire face à tout ce qu’on est, dans ses forces et ses faiblesses. Non seulement se connaître dans toutes ses dimensions, reluisantes et moins.. reluisantes, mais aussi s’accepter dans ses coups de gueule, ses imperfections, ses faiblesses… Accepter les réactions de rejet, les histoires qu’on se raconte sur soi ou sur les autres et les prendre pour ce qu’elles sont.. des histoires. Accepter de rester assise et laisser les autres agir pour une fois alors que sa mère est hospitalisée pour un arrêt cardiaque et pleurer sans s’arrêter dans la salle d’attente simplement parce que l’action avait toujours empêché le passage vers la vulnérabilité.

S’arrêter dans une situation difficile, c’est avoir le courage de faire face à ses émotions. De les prendre avec soi, de passer au travers en leur souriant, comme on le ferait avec un enfant difficile, un enfant qui a mal, très mal parfois. Un sourire de compassion, de tendresse, un geste vers soi, vers la partie la plus vulnérable de son être. Une main tendue, ouverte, douce, qui dit : je suis avec toi. Je te laisse une place. Je suis là pour t’aider.

Brené Brown résume alors son expérience sur l’aide. Aider, accepter d’être aidé.. de cette façon (p.180)

  • « When you judge yourself for needing help, you judge those you are helping. When you attach value to giving help, you attach value to needing help.
  • The danger of tying your self-worth for being a helper is feeling shame when you have to ask for help
  • Offering help is courageous and compassionate, but so is asking for help »
  • Quand vous vous jugez parce que vous avez besoin d’aide, vous jugez aussi ceux que vous aidez. quand vous donnez de la valeur à l’aide que vous apportez, vous attachez de la valeur au besoin d’aide
  • Le danger quand vous faites reposer votre valeur personnelle sur le fait d’aider c’est de vous sentir honteu(se)x quand vous demandez de l’aide
  • Offrir de l’aide et de la compassion est aussi courageux que d’en demander. (trad personnelle)

Est-ce que je sais recevoir de l’aide ? Oui. En demander ? C’est arrivé. En donner ? Plus souvent. Cela me fait réfléchir à ces notions de donner et recevoir en communication relationnelle : qu’il faut d’abord et avant tout savoir écouter pour s’ajuster. Entendre le véritable besoin de l’autre. Est-ce que je donne pour agir, oublier mes émotions face à la détresse de l’autre ? Est-ce que je donne ce dont l’autre a besoin ? Qu’a-t-il demandé ? A-t-il demandé ?

Savez-vous recevoir, ou êtes-vous handicapé du recevoir comme beaucoup d’entre nous ?

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