Mandalas

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Vendredi passé, j’avais décidé de laisser quelques mandalas imprimés et des crayons de couleur à disposition des usagers dans la bibliothèque.

À la fin de la journée, j’ai constaté que quelques dessins étaient remplis en partie, laissés sur une table. J’ai ramassé les dessins, les ai remis dans la pile puis j’ai posé le tout sur une table pour ceux qui voudraient continuer la mise en couleur ou commencer tout simplement un mandala vierge.

Quelle ne fut pas ma surprise au retour le lundi matin de voir les dessins et les papiers vierges chiffonnés et jetés dans la corbeille de récupération du papier. Les crayons de couleur étaient toujours dans leur boîte, déposés sur le comptoir de prêt. La surprise se mêlait à la déception, et par dessus tout cela surnageait un peu de frustration. Qui avait bien pu jeter ces mandalas ?

La matinée passe, bien occupée. Je vais prendre une pause dans la salle commune des employés. Une collègue lit le journal tout en mangeant son repas et me salue. Nous parlons de choses et d’autres.  Un ancien membre du personnel est décédé il y a peu et samedi avait lieu un rassemblement pour ceux qui voulaient honorer sa mémoire. Dans la bibliothèque, la plus grande salle disponible.

Des enfants de sa famille se trouvaient là et ont donc utilisé les mandalas pendant les discours des adultes. Ma collègue trouvait que c’était vraiment une attention délicate à leur égard. J’ai mentionné que j’avais mis des mandalas pour mon public habituel et que j’avais oublié que la cérémonie aurait lieu là le lendemain. Elle m’a confirmé que c’était un heureux hasard car les enfants ont eu de quoi s’occuper pendant qu’on parlait de la mort de leur grand père…

Ce que je retiens de cette histoire ?

Qu’un geste posé avec une intention particulière peut avoir  des conséquences inattendues.

Qu’un bienfait peut en attirer d’autres.

Que me limiter à ce que j’avais vu en premier (les papiers jetés) m’a placé dans un état émotionnel négatif, alors qu’une fois que j’ai su ce qui s’était passé, j’ai été contente de la situation.

Que le mental – ou l’esprit (selon que vous choisissez le vocabulaire psychologique ou bouddhiste) essaie de nous faire prendre parti, juger, extrapoler sans preuves directes et qu’il ne tient qu’à nous de prendre une façon de voir les choses plus large, plus détachée.

Comment faire ? Être simplement conscient de ce jeu du mental.

Voir plus large plutôt que de regarder les détails

Entendre ce qui se passe plutôt que d’écouter trop précisément

Sentir et ressentir dans son corps le passage des émotions plutôt que de rester dans son mental – sa tête.

Laisser de l’espace à ces moments de conscience au quotidien.

Ce même samedi, j’ai participé à un moment de méditation collective en pleine conscience. Trois heures de connexion énergétique avec les autres personnes présentes, pour terminer avec la conscience de l’unité : le bien que je fais à autrui me revient, car tout est lié.

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