Le chemin est semé d’embûches. Il y a les obstacles qu’on place soi-même pour empêcher notre progression – le steeple-chase personnel. Il y a les obstacles que les autres mettent en travers de la route. Et si c’était la même chose ?

Je vis des conflits au travail. Quand je regarde de plus près les histoires que je me raconte sur ce qui se passe, je constate que j’entretiens en fait plusieurs illusions.

Que l’autre voit les choses comme moi. C’est souvent faux. Pour atteindre mes objectifs, j’ai besoin de les clarifier et de les proposer à l’autre. De laisser l’espace pour une réponse, même si elle ne me convient pas. Créer un espace permet de négocier, trouver un terrain commun ou de constater l’incompatibilité et d’avancer dans sa propre direction ensuite.

Que je sais comment bien faire. C’est nier l’expérience de l’autre et poser un jugement sur ces capacités.  Même si je peux maîtriser objectivement une technique ou un outil, penser que je détiens la vérité sur la façon de faire laisse peu de place à l’autre et à ses options.

Que je peux influencer l’autre pour qu’il réponde à mes attentes. C’est ce que Jacques Salomé appelle l’ITPI (illusion de la toute-puissance infantile). L’enfant qui attend tout des parents, c’est normal à six mois, beaucoup moins à l’âge adulte.

J’ai un surcroît de travail. Je m’organise et j’attends que l’autre accepte les tâches que je donne alors que je n’ai aucun lien établi d’autorité. Quand il refuse, je vis de la frustration et de l’impuissance. Le cercle vicieux peut aller au ressentiment et quelles sont alors les histoires que je me raconte ? Celles qui entretiennent une relation d’autorité plutôt qu’un leadership sain dans un contexte où rien d’autre n’est possible ?

  • « il ne veut pas travailler » et sa variante « je me tape tout le travail » : jugement
  • « je ne vais pas m’en sortir seule » : impuissance.
  • « il ne prend pas d’initiative » : que je voudrais donc qu’on lise dans mon esprit plutôt que d’exprimer mes besoins !
  • parlant des conversations : « j’ai pas que ça à faire ». Le social prend beaucoup de place et parfois trop pour moi dans un cadre de travail. Exprimer que pour moi 5 mn c’est assez et qu’on a la pause pour jaser..  est-ce si difficile ?

De là vient la question suivante: plutôt que de projeter mes attentes sur l’autre et me frustrer quand elles ne sont pas reconnues ou comblées, puis-je simplement appliquer quelques règles d’hygiène relationnelle simples ?

  • parler à mon bout de la relation (en je, de moi et de mon point de vue)
  • parler de mes besoins et attentes dans le cadre du travail
  • utiliser des termes clairs et concis qui laissent la place à une réponse

Faire la paix en moi par la méditation et la décantation quotidienne des événements perturbants.

Rappeler à chaque instant mon attention sur le souffle, le moment présent, pour mieux agir plutôt que réagir.

Me souvenir de ma propre lumière intérieure et me relier à tout ce qui existe pour me souvenir que le jugement vient du sentiment de séparation, de différence qui surgit quand j’oublie la réalité : tout est UN et l’autre est mon miroir. Il me reflète le chemin qu’il me reste à parcourir pour entrer pleinement dans la sérénité et l’acceptation de ce qui est et que ne peux changer.

Le miroir de ce que je ne veux pas voir en moi, aussi.

Quand je me décentre du présent, je me perds.

Mantra : quand je me recentre, je me retrouve.

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