Très souvent je vois passer des articles sur le surpoids, la malbouffe, et les moyens d’y remédier. Il est cependant plus rare d’entendre parler de son équivalent psychologique : l’obésité informationnelle.

Nous sommes inondés d’informations déprimantes. Les médias font la part belle aux accidents, catastrophes, déficits, licenciements de masse, attentats, meurtres, viols, massacres d’humains ou d’animaux, scandales financiers, guerres, catastrophes naturelles ou écologiques.. les truands et les tueurs font la une des journaux bien plus souvent que les personnes qui n’ont pas d’histoire. Vous, moi, qui tenons la porte pour la personne qui nous suit, qui donnons un peu d’argent et un sourire à une personne qui quête dans la rue, qui passons du temps avec un ami qui a besoin de parler.

Dans la fiction dont nous sommes inondés en Occident, la violence physique ou verbale, le viol, le meurtre, les rapports de domination psychologique, sont monnaie courante alors même que nous vivons dans des pays en paix.

Rob Brezsny relaie ces mots du psychologue James Hillman

« We can actually get sick from « intolerable images. »

(Nous pouvons devenir malades à cause d’images intolérables)

Pensez seulement quelques minutes à toutes les images que vous voyez dans une journée.  Celles que vous vous créez dans la tête en lisant. Quel pourcentage d’entre elles est vraiment bon pour vous ? Si vous êtes moindrement empathique, le risque est de se sentir très impuissant face à ce déferlement négatif. Voire de sombrer dans la dépression ou l’apathie, de se résigner… et perdre sa capacité d’agir et de ne plus voir qu’on peut agir à son niveau. Oublier que les petits ruisseaux font les grandes rivières en somme…

Je propose donc un régime face à ce déferlement de violence. Limiter le contact, continuer à s’informer et choisir des médias qui iront davantage dans l’exposition des faits que dans la polémique et l’émotion. Équilibrer entre medias traditionnels et medias alternatifs qui vont davantage chercher ce qui va bien, ce qui fonctionne dans notre monde actuel. Choisir aussi sa fiction en fonction de ce qu’on veut ressentir plus souvent : joie, paix plutôt que peur et désespoir.

Car toutes ces images subies au quotidien sans qu’on y prenne garde finissent par pourrir notre imaginaire intérieur et alimenter les démons qui nous habitent. Ils grandissent avec les peurs, les angoisses et tout ce qui diminue notre être, pourtant lumineux et rempli de compassion. Ils nous cachent notre bonté fondamentale.

Rejoindre des groupes qui font progresser les valeurs qui nous tiennent à coeur. Faire rayonner ces valeurs par une pratique quotidienne et concrète. Limiter la contamination quotidienne… sont des pistes de solutions. Et trouver des images qui font du bien. Par exemple prendre un peu de perspective…

Quelles sont vos idées, vos pistes pour aller davantage vers vos valeurs et rendre le monde plus vivant ?

Front Photo by Ehud Neuhaus on Unsplash

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