Ces derniers jours ont été à la fois difficiles et formateurs. Difficiles parce que je prends conscience que toutes les formations du monde n’ont aucun impact si je reste au stade de l’étudiant. C’est joli, bien intéressant sur le papier, mais sans mise en pratique constante, cela ne fonctionne pas.

Que ce soit suite à un atelier de développement personnel, au conseil d’un psychologue ou de tout autre professionnel, une prise de conscience est efficace si elle est suivie d’applications concrètes. Qu’est-ce qui relâche la pratique dans le temps ?

J’ai fini par trouver ma réponse: l’appropriation.

Quand j’utilise quelque chose que j’ai appris, c’est parce que cela m’est utile. Parce que cela colle à mes valeurs. Parce que j’ai eu un moyen de me souvenir du contenu au début, quand ce n’était pas encore devenu familier. Ce moyen, il est parfois mis à disposition par le dispensateur du cours (fichier audio et ou vidéo, papier, notes..) Mais sa version la plus efficace sera toujours celle que j’aurai mis à ma main concrètement.

L’appropriation c’est créer ses outils à partir de ce qui est donné par un enseignant au départ. Le meilleur tutoriel du monde ne pourra jamais être à son plein potentiel tant que vous ne l’aurez pas adopté en fonction de vos techniques, votre forme d’apprentissage.

Compliqué ? Pas tant que ça.

Si je prends cette citation du XIVe Dalai Lama

« Nous ne pouvons pas surmonter la colère et la haine simplement en les supprimant. Nous avons besoin d’en cultiver activement les antidotes : la patience et la tolérance. »

Je peux me dire que je suis bien d’accord avec cela . Que je souhaite augmenter ma patience et ma tolérance. Mais cet enseignement, pour être efficace, passe par des étapes qu’il vaut mieux consigner dans un carnet pour évaluer plus facilement les résultats.

  1. Définir ce qu’est la patience est la tolérance pour moi – le dictionnaire est un bon ami à cette étape. Prenez-en même plusieurs, les mots ont leur importance. Je peux aussi utiliser des images (libres de droits c’est encore mieux) ou encore des musiques ! Je peux alors découvrir que l’intégrité me parle plus que la tolérance.
  2. Voir si j’adhère à ces valeurs, si elles ont du sens dans mon quotidien : les ai-je déjà employées et dans quelles circonstances ?
  3. Est-ce que j’utilise ces valeurs uniquement auprès des autres ou aussi envers moi ?
  4. Trouver des moyens concrets de les appliquer à l’avenir dans des situations déterminées (au travail, avec un ou une amie, quand je fais mes courses, etc..).
  5. Choisir un champ d’application et tester. Reprendre les outils que je connais (ex : utiliser la conscience corporelle et mentale en centrant mon attention sur la respiration. Repérer les moments où je me sens tendue, impatiente et respirer. Parler en je. Porter attention à la parole de l’autre.)
  6. Evaluer les outils sur leurs résultats et ajuster ou changer pour favoriser la constance d’utilisation – garder les valeurs en vue comme une boussole.
  7. Se donner une tape dans le dos pour les réussites et de la compassion face aux échecs (se donner le fouet ne fonctionne pas).
  8. Garder à l’esprit que c’est un processus (un chemin!) et qu’on a la vie pour apprendre.

Front Photo by Lilly Rum on Unsplash

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