Bien avant d’entendre parler de Star Trek et de son accroche bien connue (« Boldly go where no man has gone before »), le monde où je vivais s’est ouvert sur l’espace.

Lectrice de Pif Gadget, j’ai porté en pendentif pendant plusieurs années la reproduction de la plaque envoyée sur les sondes Pioneer 10 et 11. À l’époque on envisageait un éventuel contact extraterrestre et cette plaque montrait l’emplacement de la Terre et un dessin de ses habitants.

606px-Pioneer_plaque.svg

Oui des hommes allaient là-haut, le journal et la radio en parlaient. Des Français embarqués à bord des missions Soviétiques – des cosmonautes – ou Américaines – des astronautes. Ils s’appelaient Patrick Baudry ou Jean-Loup Chrétien. J’avais autour de dix ans, vaguement conscience des suites de la guerre froide et déjà envie de voir plus loin que les conflits, qu’ils soient mondiaux ou plus directement familiaux.

L’idée qu’on cherche à contacter d’autres mondes, à se rassembler pour envoyer une sonde dans l’espace, tout cela me semblait vraiment incroyable. Et tellement le fun aussi ! Des hommes flottaient là-haut, dans la proche banlieue de la Terre. Ils en revenaient avec une vision du monde transformée, les yeux plein d’images de cette bille bleue perdue dans un océan de ténèbres. Les scientifiques, les pilotes de chasse, devenaient des poètes.

Pour mes vingt ans, ma grand mêre maternelle qui connaissait mon amour des livres et de l’espace, m’a offert le magnifique la Terre vue du Ciel de Kevin W Kelley. Les préfaces de Patrick Baudry et Jean-Loup Chrétien en disent long sur leur désir de protéger la Terre, qui leur a semblé si fragile dans l’immensité de l’espace. Des photos magnifiques de notre planète sont illustrées par des commentaires d’astronautes et cosmonautes de tous les pays, rédigés dans leur langue d’origine et traduits en français.

Je retiens cette citation du Sultan Ben Salman al-Saoud parmi tant d’autres, parce qu’elle me touche particulièrement :

« Les premiers jours, nous montrions nos propres pays. Au troisième et au quatrième jour, notre continent. Dès le cinquième jour, nous ne fîmes plus attention qu’à la seule Terre. »

L’an dernier, en 2017, le spationaute Thomas Pesquet a publié un superbe livre d’images suite à son séjour sur la Station Spatiale Internationale (ISS en anglais). Terre(s). La résolution est magnifique, les photos magiques.. et poignantes car on peut constater qu’en moins de 30 ans, les impacts de la pollution et du réchauffement climatique sont très visibles. De quoi donner facilement l’envie de protéger ce qui est encore là. Pour que les générations à venir rêvent à leur tour sur des images venues de l’espace.

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s